Portfolio

Danseur-chorégraphe et performeur tunisien, Rochdi Belgasmi est une figure de proue et un des chefs de file de la danse contemporaine tunisienne post révolution, qui a su briser le mythe de la danse populaire, souvent réservée aux femmes et limitée à une danse folklorique.

Artiste, dynamique mais surtout provocateur qui ne passe pas inaperçu sur scène, Rochdi Belgasmi fait de la danse une arme pour combattre les préjugés, un moyen de s’imposer en tant que danseur mais surtout en tant qu’homme libre et engagé dans une société qui se dit « progressiste » mais qui reste toutefois accablée d’idées reçues.

Depuis 2011, Rochdi Belgasmi place son bassin au centre de son travail chorégraphique et crée son premier solo de danse intitulé : Transe, corps hanté, présenté dans différents festivals de danse contemporaine au monde comme le Festival de Danse Contemporaine à Ramallah RCDF 2012, le Festival CORPS é GESTES à Yaoundé 2013, le Festival VAISON Danses 2013, Festival International de Danse contemporaine à Ouagadougou OIDF 2013, Rencontres Essonne Danse en 2014, et le Marché des Arts et de Spectacles Africains MASA en 2014, etc.

En 2013, il crée Zoufri , une création qui a marqué son parcours et qui a été jouée dans les lieux les plus préstigieux au monde comme l’Institut du monde arabe à Paris, le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles « BOZAR », le Palais des Musées d’Art Moderne « Palais de Tokyo » à Paris, le Musée de l’Histoire et de l’Immigration « Palais de la porte dorée » à Paris, le Centre National Chorégraphique « L’échangeur » de Château-Thierry, le Centre Chorégraphique James Carlés à Toulouse, la Scène Nationale de Poitiers, le Musée Archéologique de Carthage, le Parc archéologique du Colisée de Rome, la Fabrique Artistique « Friche la Belle de Mai » à Marseille, la Fabrique Artistique « Fabbrica del Vapore » à Genova, etc.

Il crée ensuite, Et si vous désobéissiez (Wa Idha Aassaytom) en 2015, Ouled Jellaba – Lauréat du Prix International de la Fondation Rambourg pour l’art et culture et Prix du Public au Printemps de la Danse 2017, Arous Oueslet – une création pour la Biennale d’Art contemporain de Tunis Dream City 2017, Lamboubet – une création dans le cadre des résidences artistiques de l’association l’Art Rue en 2018, et El Kobbania en 2019.
En 2022, il crée son spectacle Chghol avec le soutien du Fonds national d’encouragement à la création littéraire et artistique et la fondation Lazzar.
En 2025, il crée, à quatre mains avec la plasticienne Amira Lamti, la performance Wled el Machta (ou Les Enfants de la Machta). Ce projet est soutenu par La Villette (Paris), le Festival Terres de Paroles (Normandie) et l’Institut français de Tunisie. Il est présenté à l’Abbaye de Jumièges dans le cadre de l’exposition Le Temps creuse même le marbre.

Depuis 2009, il collabore en tant que chorégraphe avec de nombreux artistes issus de différentes disciplines. Il travaille notamment avec Lassaad Ben Abdallah sur Al Mansia (Tunisie, 2014) et Al Zaglama (Tunisie, 2015), avec Samir Aguerbi sur  Habouba chante et danse (Tunisie, 2017), avec Chadi Garfi sur Fen Tounes (Tunisie, 2017), avec Chokri Ben Chikha sur Join the Revolution (Belgique, 2015), avec Karim Troussi sur En toute dignité (France, 2014), avec Anouar Chaafi sur Nostoi (Tunisie/Italie, 2013), avec Hafedh Khalifa sur Tawassine (Tunisie, 2012), avec Lotfi Akermi sur Jamret Lihwé (Tunisie, 2015), avec Moez Mrabet sur Striptease, le festin de rats (Tunisie, 2013), avec Habiba Jendoubi sur Glaise (Tunisie, 2015), avec Moez Toumi sur Farka Saboun (Tunisie, 2012), avec Kaouther Bardi et Rim Zribi sur Lellahom (Tunisie, 2024), avec Kollab et Khalil Hentati sur Festus (Tunisie, 2016), avec Nadine Lahoz-Quilez sur Boutillis (Tunisie/France, 2015), avec Design Lab et Ahmed Benjemey sur Mémorium (Tunisie, 2015), ainsi qu’avec Kollab et Oussama Saidi sur Waston (Tunisie, 2017).

Il participe également dans plusieurs films tels que : MOVMA (2022) de Eléonore de Bonneval, Soufisme (2018) de Younes Ben Hajria, L’amour des hommes (2017) de Mehdi Ben Attia, Saida Manoubia (2015) de Emna Ben Miled et Samed Hajji, Balady (2013) de Donia Maher et Juste un Film (2013) de Manel Mabrouk.

Parcours académique :

En 2010, il a obtenu un diplôme national en Théâtre et Arts de la Scène de l’Institut Supérieur d’Art Dramatique de Tunis, ensuite, il a obtenu, en 2022, un master de recherche en Arts Plastiques de l’Institut Supérieur des Beaux-Arts de Sousse, et actuellement, il est doctorant en Esthétiques et Pratiques des Arts à l’Institut Supérieur des Beaux-Arts de Sousse.

Prix :
2006: Lauréat 3eme Prix, meilleur monologue au festival du monologue à Kairouan.
2015: Lauréat – Premier Prix, Action Zoo-Humain, Belgique.
2016: Lauréat – Premier Prix, Fondation Rambourg pour l’Art et La culture
2017: Lauréat – Prix du Public, Printemps de la Danse 2017, Tunisie.