Métamorphose vivante - 2010

Métamorphose vivante

Métamorphose vivante
Marionnettes et chorégraphie: Rochdi Belgasmi
Mise en scène: Meriem Dridi  - Assistante: Justyna Sowinska

Synopsis: Il s’agit d’un solo de danse eurythmique (harmonieuse) et de jeux des masques-marionnettes, des métamorphoses singulières o͹ l’expression de l’ame remplace l’effort et la technique. Il s’agit aussi d’un univers de carton-pate et de masques grimaçants inspirés d’un style très macabre et gothique créé par l’artiste allemande Ilka SchͶnbein et dont le manipulateur ne cherche pas Í s’exprimer pour illustrer mais Í s’immiscer dans le cœur de l’homme. Rochdi développe le goÍ»t du secret. Il dit souvent qu’il aime Í monter certains trucs (les changements Í vue, la préparation des accessoires et des éléments scéniques…), une préparation Í l’office, Í la célébration du monde magique. Et c’est sans aucun doute pour mieux nous surprendre, pour nous rejoindre lÍ o͹ nous ne l’attendons pas. Il efface la position du manipulateur pour en devenir l’instrument, le montreur fait corps avec le masque, il parle d’ailleurs de techniques de masque du corps. Rochdi cherche le fil qui relie l’ame au geste pour dessiner un ensemble symbolique o͹ nous puisons ce qui constitue nos identités. C’est bien d’un monde pluriel dont il nous parle. Il nous renvoie Í notre propre altérité et aux multiples composants de notre humanité. Il évoque les problématiques de la sexualité, de l’identité et de la mémoire, il veut créer une science de l’illusion en prenant le rÍ´le de médiateur ou même d’alchimiste. Rochdi se métamorphose Í la vue du public majeur, il propose une nouvelle relation de l’acteur Í la marionnette. Son monde est peuplé d’inquiétantes créatures qui portent des masques grimaçants, véritables sculptures en carton-pate, dont la force expressionniste est puissante. Des créatures qui livrent souvent un combat sans merci, un corps Í corps avec leur manipulateur. Des masques-marionnettes naissent et meurent sous nos yeux ébahis. Moitiés de lui-même, ils se confondent avec lui sans jamais totalement le recouvrir. Il faut voir le manipulateur se dédoubler, se démultiplier, se disloquer, s’amputer même de la sorte. Rochdi s’impose sur le plateau, ose tout sans fausse pudeur mais sans vulgarité, mettant Í nu les intimités physiques idéologiques d’une personne.